Le métier d’AESH, ou accompagnant d’élève en situation de handicap, attire un nombre croissant de personnes désireuses de contribuer à l’inclusion au sein du système scolaire. Pourtant, de nombreuses interrogations subsistent autour du salaire AESH : montant exact, évolution tout au long de la carrière, particularités liées au temps partiel et liste des différentes indemnités et primes. Si vous envisagez ce poste ou souhaitez mieux comprendre votre propre fiche de paie, il n’est pas toujours aisé de s’y retrouver dans la grille indiciaire et la valeur du point d’indice. On regarde souvent le montant brut affiché lors du recrutement, mais ce n’est que la partie visible de l’iceberg. Ce billet permet de décrypter tous les éléments essentiels concernant la rémunération AESH aujourd’hui, pour ne plus jamais être perdu face aux chiffres.
Comment fonctionne la grille indiciaire AESH ?
La grille indiciaire constitue la base commune à toutes les AESH, partout en France. Elle définit précisément le niveau de rémunération selon l’ancienneté, grâce à un système d’échelons qui valorisent votre parcours année après année. Chaque échelon correspond à un indice majoré ; celui-ci, multiplié par la valeur du point d’indice, permet de calculer le salaire de base mensuel. Ce fonctionnement concerne aussi bien les personnes en début de carrière que celles ayant déjà plusieurs années d’expérience.
En pratique, on distingue deux étapes majeures dans la progression : l’accès au CDI via l’ancienneté après six ans, puis une augmentation régulière par le passage aux échelons supérieurs jusqu’au plafond prévu par la grille. Cela favorise la fidélisation et rend le parcours professionnel plus lisible. À chaque changement d’échelon, la rémunération augmente automatiquement, sans qu’il soit nécessaire de négocier individuellement.
- Grille commune dès l’embauche
- Augmentation automatique selon l’ancienneté
- Salaire de base lié à l’indice majoré
- Passage au CDI à partir de 6 ans sous conditions
Quels sont les échelons et leur impact sur le salaire AESH ?
Chaque AESH débute au premier échelon de la grille indiciaire. Le nombre d’échelons varie selon les réformes, mais actuellement, sept niveaux distincts jalonnent le parcours. Par exemple, le passage du 1er au 2e échelon intervient généralement après trois ans d’ancienneté. Cette progression influe directement sur le salaire, car l’indice majoré augmente, ce qui rehausse la rémunération brute perçue.
Voici comment évoluent concrètement les indices majorés et donc le montant brut d’un mois à l’autre :
| Échelon | Indice majoré | Montant brut mensuel* (estimation) |
|---|---|---|
| 1 | 366 | 1 789 € |
| 2 | 373 | 1 823 € |
| 3 | 382 | 1 868 € |
| 4 | 390 | 1 908 € |
| 5 | 398 | 1 950 € |
| 6 | 406 | 1 992 € |
| 7 | 414 | 2 034 € |
*Montants bruts estimés sur la base de la valeur actuelle du point d’indice.
Comment la valeur du point d’indice influence-t-elle la rémunération ?
La valeur du point d’indice sert de référence pour toute la fonction publique. Lorsque celle-ci évolue, tous les salaires indexés, dont celui des AESH, sont ajustés automatiquement. La rémunération de base se calcule en multipliant l’indice majoré correspondant à votre échelon par la valeur actualisée du point, fixée nationalement, souvent une fois par an en fonction du coût de la vie.
Pour visualiser facilement cette relation, il suffit d’une opération simple : indice majoré x valeur du point = salaire brut. Lorsqu’une revalorisation est annoncée au niveau national, elle bénéficie immédiatement aux accompagnants scolaires. L’impact apparaît surtout sur le montant brut, mais influe aussi, de façon indirecte, sur le montant net après prélèvements sociaux.
Quelle différence entre temps plein et temps partiel pour le salaire AESH ?
La grande majorité des AESH exercent à temps partiel, très souvent à 62 % d’un temps complet, ce qui a un impact direct sur la rémunération. Le salaire n’est alors pas celui affiché sur la grille à temps plein, mais calculé au prorata du volume horaire réel. Un accompagnant bénéficiant d’un contrat „temps plein” touchera le barème maximal, mais cela reste rare.
Concrètement, la grille indique des valeurs à temps complet : il faut ensuite appliquer une règle de proportionnalité selon le nombre d’heures effectuées. Par exemple, pour trente heures travaillées par semaine au lieu des trente-cinq heures légales, on perçoit logiquement 30/35e du montant brut théorique. Cet aspect est essentiel lorsqu’on compare différentes offres ou que l’on souhaite compléter ses heures ailleurs.
- Temps partiel largement répandu chez les AESH
- Salaire calculé au prorata des heures réellement effectuées
- Contrat temps plein attribué dans de rares cas
Indemnités, primes et compléments de rémunération : que retenir ?

Au-delà du salaire de base, la fiche de paie comporte aussi des indemnités spécifiques liées à la fonction. L’indemnité de fonctions, de missions et d’engagement (IFSE), versée mensuellement, vise à reconnaître l’implication quotidienne des AESH. Son montant demeure stable, quelle que soit l’ancienneté.
D’autres primes institutionnelles peuvent s’ajouter : prime de précarité pour certains contrats, indemnité compensatrice CSG, supplément familial si vous avez des enfants à charge… Tout dépend du profil individuel et de la situation contractuelle. Ces petits compléments font parfois la différence à la fin du mois, même si le montant global reste modeste comparé à d’autres filières de la fonction publique.
- Indemnité mensuelle IFSE
- Prime de précarité sous certaines conditions
- Supplément familial possible
- Indemnité compensatrice sociale
Début de carrière et évolution salariale chez les AESH
L’entrée dans la profession s’effectue généralement au plus bas de la grille indiciaire, ce qui explique pourquoi le salaire AESH peut sembler limité lors des premiers contrats. Les nouveaux arrivants relèvent systématiquement de la rémunération minimale, avant de profiter de hausses automatiques en gravissant les échelons grâce à l’ancienneté. Quelques années suffisent pourtant pour franchir les seuils initiaux, avec un effet notable lors du passage au CDI.
Par la suite, la progression devient plus linéaire, l’acquisition de nouvelles responsabilités étant toutefois peu fréquente hors postes particuliers comme celui de coordonnateur AESH. Les perspectives salariales restent donc principalement dictées par la grille indiciaire nationale, structurée autour de deux variables : l’ancienneté validée et la quotité de travail hebdomadaire.
Questions fréquentes sur le salaire AESH en 2024
Quel est le montant net du salaire AESH à temps plein ?
Pour un équivalent temps plein, le salaire AESH démarre autour de 1 460 euros nets par mois en début de carrière, avec de possibles variations selon les prélèvements sociaux locaux. Il faut noter que peu d’AESH bénéficient du temps complet : la plupart doivent anticiper un net inférieur à ce montant si le contrat prévoit une quotité de travail réduite.
| Statut | Brut mensuel | Net moyen |
|---|---|---|
| Début de carrière (échelon 1) | 1 789 € | Env. 1 460 € |
| Expérimenté (échelon 7) | 2 034 € | Env. 1 650 € |
Comment évolue la rémunération AESH avec l’ancienneté ?
L’évolution salariale suit le passage d’un échelon à l’autre sur la grille indiciaire, chaque saut apportant une hausse annuelle brute de l’ordre de 40 à 60 euros selon les situations. Une ancienneté reconnue lors du passage en CDI permet également d’accéder à une sécurité professionnelle accrue. Gardez à l’esprit que cette dynamique dépend aussi de la valeur du point d’indice, révisée régulièrement au plan national.
- Changement d’échelon automatique avec l’ancienneté
- Hausse de la rémunération selon le nouvel indice
- Revalorisations collectives possibles avec la hausse du point d’indice
Quelles primes et indemnités complètent le salaire AESH ?
Plusieurs compléments viennent arrondir la rémunération des AESH, même si leur montant reste limité. Parmi eux, l’indemnité de fonctions (IFSE) perçue chaque mois, la prime de précarité selon le type de contrat, et parfois un supplément familial en présence d’enfants à charge. Certaines indemnisations minimes peuvent s’appliquer, comme l’indemnité compensatrice CSG, variable suivant la situation, bien que leur cumul n’entraîne qu’une légère amélioration de la fiche de paie globale.
- IFSE : indemnité mensuelle de fonctions
- Prime de précarité pour certains contrats
- Compléments familiaux possibles
Existe-t-il des écarts importants de rémunération selon la région ou le statut ?
La grille indiciaire assure une harmonisation de la rémunération AESH sur tout le territoire français, mais quelques différences existent encore. Elles proviennent principalement des indemnités périphériques ou variables, telles que le supplément familial, les frais de déplacement ou encore le temps partiel subi imposé dans certains départements. Il reste donc pertinent de comparer les détails du contrat localement pour bien appréhender sa future fiche de paie.
- Mêmes bases indiciaires sur tout le territoire
- Légères variations dues aux primes locales ou circonstances familiales
- Impact fort du taux de temps partiel contractuel sur la rémunération finale



